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ENTRETIEN : le Coordonnateur de l’ONU pour Ebola s’attaque aux mythes entourant la maladie

21082014

ENTRETIEN : le Coordonnateur de l'ONU pour Ebola s'attaque aux mythes entourant la maladie 597685David_Nabarro

Le Coordonnateur principal du système des Nations Unies pour la maladie à virus Ebola. Photo ONU/Mark Garten

Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) renforce son action contre l’épidémie de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest, l’Organisation des Nations Unies au sens large a lancé un effort sans précédent de coordination pour aider la Guinée, le Libéria, le Nigéria et la Sierra Leone à enrayer la propagation du virus, qui a fait plus de 1.200 morts et affecte maintenant plus de 1 million de personnes dans toute la région.

Les efforts de l’Organisation pour lutter contre l’épidémie ont bénéficié d’un coup de pouce la semaine dernière quand le Secrétaire général Ban Ki-moon a nommé le Dr David Nabarro, un médecin britannique et expert en santé publique, comme Coordonnateur principal du système des Nations Unies pour le virus Ebola, en appui au travail accompli par la Directrice-générale de l’OMS, le Dr Margaret Chan, et son équipe. La maladie a été identifiée en mars en Guinée et a récemment été qualifiée d’urgence de santé publique à portée internationale par l’OMS.

Dans un entretien avec le Centre d’actualités de l’ONU avant de partir pour sa première mission en Afrique de l’Ouest, le Dr Nabarro aborde certaines questions essentielles auxquelles sont confrontés les gouvernements de la région : le renforcement des secteurs de la santé dans les pays touchés, la protection des agents de santé qui se trouvent en première ligne, et la lutte contre la peur et la stigmatisation associées au virus Ebola.

Centre d’actualités de l’ONU: Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur la situation actuelle dans les pays touchés? Que fait l’OMS pour protéger les travailleurs de la santé dans la région?

David Nabarro : La maladie à virus Ebola s’est propagée dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest au cours des derniers mois. Dans trois de ces pays, c’est vraiment une grave épidémie. Sans doute, le premier pays à être touché a été la Guinée, et ce pays a connu des vagues d’infection. Mais maintenant, nous nous intéressons surtout à deux autres pays – le Libéria et la Sierra Leone – où les taux d’infection semblent augmenter.

Nous observons de nouveaux cas signalés chaque jour dans différentes régions, notamment au Libéria et en Sierra Leone. La situation en Guinée est un peu plus stable. A l’avenir, nous craignons que l’épidémie continue de se propager et qu’on ne puisse pas la contrôler rapidement.

Centre d’actualités de l’ONU: Est-ce que l’OMS prend des mesures spécifiques pour protéger les agents de santé dans la région?

David Nabarro : Cette épidémie est particulièrement préoccupante pour le secteur de la santé. Et quand je parle du secteur de la santé, je veux dire les ministères de la santé, ainsi que les organisations partenaires qui travaillent avec ces ministères afin d’aider les gens à rester en bonne santé et à ne pas tomber malades, et les organisations internationales comme l’Organisation mondiale de la santé……

 

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BS




Ebola : l’OMS estime que l’ampleur de l’épidémie est largement sous-évaluée

16082014

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé vendredi que l’ampleur de l’épidémie d’Ebola dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest (Guinée, Libéria, Nigéria, Sierra Leone) était largement sous-évaluée et pourrait durer pendant un certain temps.

« On s’attend à ce que l’épidémie dure un certain temps », a expliqué l’OMS dans un communiqué de presse. « Les employés sur les sites de l’épidémie voient des preuves que le nombre de cas et de décès notifiés sous-estime largement l’ampleur de l’épidémie. »

Près de 2.000 cas d’Ebola ont été notifiés et 1069 ont été enregistrés dans les quatre pays d’Afrique de l’Ouest.

L’OMS coordonne une augmentation massive de la réponse internationale, avec le soutien individuel de divers pays, d’agences de contrôle des maladies et d’agences du système des Nations unies.

De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) utilise ses capacités logistiques pour fournir de la nourriture à plus d’un million de personnes enfermées dans les zones de quarantaine, là où les frontières de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone se rencontrent.

Plusieurs pays ont convenu de soutenir la fourniture de denrées alimentaires prioritaires pour cette population.

L’OMS a déclaré qu’elle s’efforçait de collecter le maximum d’informations sur le terrain afin de cartographier en détail l’épidémie, identifier les zones de transmission et localiser les installations et les stocks pour le traitement des malades.

« Un bon soutien logistique dépend de la connaissance que l’on a des installations qui ont besoin de désinfectants ou d’équipements de protection individuelle, des installations où de nouvelles salles d’isolement doivent être construites, et des endroits qui ont le plus besoin d’agents de santé ».

La Directrice-générale de l’OMS, le Dr Margaret Chan, a rencontré un groupe d’ambassadeurs des missions des Nations Unies à Genève afin d’identifier les besoins les plus urgents et les faire correspondre avec un soutien international rapide.

L’OMS a rappelé que ces mesures sont prises dans un contexte d’extrême pauvreté, de systèmes de santé défaillants, d’une pénurie de médecins, et d’une peur rampante.

L’agence onusienne a également estimé que la récente couverture médiatique concernant l’usage de traitements expérimentaux a créé des attentes irréalistes.

« L’OMS a indiqué que l’utilisation de médicaments et de vaccins expérimentaux dans les circonstances exceptionnelles de cette épidémie est éthiquement acceptable. Toutefois, les stocks existants de médicaments expérimentaux sont soit extrêmement limités, soit épuisés », a précisé l’agence.

« Alors que de nombreux efforts sont en cours pour accélérer la production, les livraisons n’augmenteront pas pendant les mois à venir.

Ensuite, les livraisons seront trop faibles pour avoir un impact significatif sur l’épidémie », a ajouté l’OMS.




Le choléra réapparaît au Cameroun -

14082014

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Photos (c)AMI/OIMC


YAOUNDÉ, 7 août 2014 (IRIN) – Les pluies et l’insécurité liée à la présence de militants islamistes nigérians viennent aggraver l’épidémie de choléra qui sévit dans le nord du Cameroun.

Au moins 75 personnes sont décédées et 1 400 autres ont été infectées depuis le mois d’avril.

Selon les experts, la rareté de l’eau, la médiocrité du système de santé publique et les pratiques hygiéniques risquées ont fait réapparaître la maladie, qui avait durement frappé le pays entre 2009 et 2011.

Les mouvements de population liés aux vacances scolaires actuelles pourraient contribuer à propager l’infection à d’autres régions du Cameroun ou même aux pays voisins, a dit Félicité Tchibindat, une représentante du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) au Cameroun.

Le premier cas de choléra a été enregistré en avril dans une famille nigériane qui faisait partie d’un groupe de réfugiés fuyant les bombardements et les attaques menées par la milice extrémiste nigériane Boko Haram.

La rareté de l’eau potable, la défécation en plein air et d’autres mauvaises pratiques d’hygiène ont exacerbé l’épidémie de choléra dans le nord du Cameroun, a dit Mme Tchibindat.

Selon les autorités de santé, plus de 26 000 cas de choléra ont été rapportés au Nigeria depuis le début de l’année. « Pour le moment, nous accordons notre soutien aux travailleurs de la santé, nous faisons de la sensibilisation communautaire et nous fournissons de l’eau et des kits pour le traitement du choléra. Or, vu l’insécurité, nous nous demandons si les mobilisateurs communautaires pourront se rendre dans tous les villages », a dit Mme Tchibindat à IRIN.

« Nous surveillons l’évolution de la situation. Nous sommes inquiets, car il y a un risque de régionalisation vers le Tchad et la République centrafricaine si nous n’enrayons pas la propagation de la maladie. Nous espérons que la situation sécuritaire permettra bientôt la poursuite de la mobilisation communautaire. »

Les autorités camerounaises ont mis sur pied un comité national pour contribuer à maîtriser l’épidémie. Elles collaborent par ailleurs avec les pays voisins afin de prévenir la propagation transfrontalière, a dit André Mama Fouda, le ministre de la Santé publique.

Fragilité du système de santé 

Les régions camerounaises de l’Extrême-Nord, du Nord, de l’Adamaoua et de l’Est souffrent de pénuries chroniques de travailleurs de la santé. Dans l’ensemble du pays, il y a 1,43 travailleur de la santé pour 1 000 personnes.

Dans la région de l’Extrême-Nord, par exemple, le ratio est de 0,47 médecin pour 1 000 personnes.

La majeure partie des employés déployés dans les régions isolées « ont l’impression qu’il s’agit d’une punition », a dit la représentante de l’UNICEF.

« Ils pensent que leurs collègues de Douala ou de Yaoundé ont de meilleures conditions de travail », a-t-elle noté. « Il y a un gros problème de rétention du personnel. »

Plus de la moitié des travailleurs de la santé du pays sont basés dans les régions du Centre, du Littoral et de l’Ouest, qui accueillent les trois plus grandes villes du pays, c’est-à-dire Yaoundé, Douala et Bafoussam.

« La majeure partie des hôpitaux ne disposent pas des installations nécessaires pour tester et traiter les patients rapidement », a dit Peter Tambe, un expert de la santé à Maroua, la capitale de la région de l’Extrême-Nord, où 97 pour cent des cas de choléra ont été rapportés.

Les régions situées au nord du Cameroun sont aussi les plus défavorisées. Elles affichent des indicateurs de santé préoccupants, notamment des taux de malnutrition élevés et de faibles taux de vaccination. Il est difficile d’y obtenir des soins de santé de qualité en raison des coûts. Environ 40 pour cent des 22 millions d’habitants du Cameroun vivent dans la pauvreté.

Augmentation des attaques rebelles

Boko Haram a attaqué à plusieurs reprises des casernes de gendarmes et enlevé des civils dans la région de l’Extrême-Nord, qui partage une frontière avec le fief des insurgés dans le nord-est du Nigeria.

À la fin juillet, des militants présumés de Boko Haram ont attaqué la ville de Kolofata et kidnappé l’épouse du vice-premier ministre du Cameroun et deux autres personnes. Depuis le début de 2013, le groupe a pris des étrangers en otages dans le but d’obtenir des rançons. On pense qu’il maintient toujours captif un groupe de 10 travailleurs de la construction chinois.

Malgré le renforcement de la présence militaire dans la région, l’aggravation de l’insécurité a entravé le commerce transfrontalier entre le nord du Cameroun et le nord-est du Nigeria et durement affecté l’économie locale de cette région isolée du Cameroun.

Les résidents se plaignent également que la menace de Boko Haram et le couvre-feu nocturne décrété en juin ont rendu la vie difficile. Certains ont cessé de labourer leurs terres de peur d’être kidnappés.

« Nous sommes confrontés à des problèmes complexes en matière de sécurité et de changement de comportements », a dit Mme Tchibindat, ajoutant que la défécation en plein air est plus courante dans la région de l’Extrême-Nord. L’épidémie de choléra de 2009-2011, la pire qu’a connue le Cameroun, avait fait plus de 700 victimes.

Jusqu’à présent, aucun cas d’Ebola n’a été rapporté au Cameroun, mais le Nigeria voisin a récemment enregistré son premier cas.




EBOLA Traitements Expérimentaux

12082014

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré aujourd’hui qu’elle statuerait sur la question d’éthique médicale la semaine prochaine quant à l’utilisation de médicaments expérimentaux dans l’épidémie d’Ebola Afrique de l’Ouest, suite aux questions soulevées par l’utilisation d’un médicament fabriqué aux États-Unis sans licence sur deux volontaires médicaux américains qui avaient contracté la maladie mortelle au Libéria.

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L’état des deux travailleurs, Keith Brantly, MD et Nancy Writebol, c’est amélioré après avoir été traités au ZMapp, un mélange de trois anticorps monoclonaux fabriqué par Mapp Biopharmaceuticals de San Diego.

Le traitement des deux agents de santé  a soulevé des questions sur l’utilisation de médicaments jamais  testés et les dangers sur les personnes traitées ainsi que de la disponibilité de ce type de produit compte tenu de la quantité très limitée disponible ,de plus  s’il est utilisé, qui doit le recevoir,  a déclaré l’OMS dans un communiqué.

« Nous sommes dans une situation inhabituelle face à cette épidémie, nous avons une maladie avec un taux de létalité élevé sans vaccin, ni traitement « éprouvé » , « Nous devons nous poser des questions d’éthique médicale sur ce qui est responsable de faire » Dr Marie-Paule Kieny, assistant directeur général de l’OMS.

La mobilisation pour l’Afrique de l’ouest  fait suite à la publication d’un article dans lequel trois experts de premier plan des maladies infectieuses à l’échelle internationale ont affirmé que les pays africains touchés par le virus Ebola devraient avoir accès à des médicaments expérimentaux ou des vaccins. Ils ont appelé l’OMS pour à engager des efforts pour cela.

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L’article, publié dans le Wall Street Journal, a été écrit par Jeremy Farrar, Ph.d, directeur de la Fondation Wellcome Trust ; David Heymann, MD, directeur du Centre Chatham House sur la sécurité sanitaire mondiale ; et Peter Piot, MD, PhD, directeur de la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

Notant l’utilisation d’un médicament non éprouvée pour les deux américains, les experts ont écrit, « Il est fort probable que si Ebola se répand maintenant dans les pays occidentaux, les autorités de santé publique donneraient aux patients infectés accès à des médicaments expérimentaux ou des vaccins ».

Les pays africains où les flambées actuelles d’Ebola se produisent devraient avoir la même possibilité,  les  3 experts disent que  les gouvernements africains devraient pouvoir prendre la décision éclairée ou non d’utiliser ces produits, par exemple pour protéger et traiter les agents de santé qui courent des risques particulièrement élevés d’infection. »

Ils ont ajouté que l’OMS pourrait aider les pays africains à élaborer des « protocoles rigoureux » à l’usage et à l’étude des médicaments expérimentaux et des vaccins, tout en coordonnant les mesures de confinement traditionnel, comme  seul organe d’autorité internationale, elle doit prendre ce rôle de leadership.

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Les nouveaux médicaments doivent généralement ne pas être utilisés sans essai de sécurité, mais face à l’épidémie d’Ebola, l’OMS et les agences médicales occidentales devraient aider les gouvernements à peser les risques et les avantages d’un déploiement limité dans les meilleurs délais à ceux qui en ont le plus besoin », prétendent les 3 experts.

Le traitement des deux américains a également soulevé des questions dans les pays africains touchés, selon les médias.

La ministre de la santé  du Libéria, Tolbert Nyenswah, a déclaré à Newsweek, « Vous avez dit il n’y n’avait aucun remède pour le virus d’Ebola, mais les Américains sont guérir? » »

Dans le Washington Post dans un article d’opinion l’éthicien médical Arthur_CaplanArthur L. Caplan, dit qu’il n’y a aucune politique publique réglée sur « accès compassionnel » à des médicaments expérimentaux qui sont chers et très rares.

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Caplan, directeur de la Division de l’éthique médicale du New York University Langonais Medical Center département de santé de la Population, observe que les inconnues sur ZMapp et d’autres médicaments pour Ebola sont nombreuses.

Le ZMapp semblait efficace sur quelques singes qui avaient été infectés en moins de 48 heures, écrit-il, mais chez l’homme, personne ne sait la posologie à donner, à quelle fréquence et quels autres problèmes médicaux préexistants sont susceptibles d’influencer son efficacité.

Avec un médicament non testé, il y a toujours une chance que vous tuiez le premier sujet humain qui aurait pu peut être survivre sans.

Caplan dit aussi : « il n’y a pas de règles pour qu’une personne malade demande un accès compassionnel à un médicament expérimental. Il est entendu que les décisions concernant l’accès résident davantage dans les mains des fabricants de médicaments que dans celles de ceux qui veulent être soignés. Les malades peuvent se demander si un médicament sans licence vaut bien le risque, écrit-il, « mais une société peut encore retenir la mise sur le marché d’un médicament de peur qu’il échoue et qu’il réduise en cela l’intérêt des investisseurs. » Il conclut qu’une des leçons à retenir de l’épidémie d’Ebola est que « c’est long d’avoir une politique publique transparente sur ce qu’il faut faire quand tout le monde n’a pas la même chance de vivre.

Plusieurs médicaments et vaccins sont en phase de développement, dans le même temps, un rapport de questions-réponses, publié hier par le Centre Disease Control and Prevention (CDC) indique clairement qu’il y a plusieurs virus Ebola donc plusieurs médicaments et vaccins en développement.

Le rapport cite quatre médicaments (y compris les ZMapp) et cinq vaccins.

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La CDC et Mapp, le créateur de ZMapp, notent que se prépare un essai clinique de phase 1 de la molécule, mais qu’une très faible quantité de molécule a été produite et qu’elle ne peut  être achetée.

D’autres entreprises travaillent sur des médicaments pour Ebola, indique le même rapport, Tekmira et BioCryst, qui ont des fonds provenant du ministère de la défense (DoD) pour des produits se trouvant dans les premiers stades d’essai. En outre, BioCryst a le soutien du National Institutes of Health (NIH) pour un autre médicament pour Ebola, qui sera en phase de démarrage d’essai clinique dans le courant de cette année.

Comme pour les vaccins, le NIH prévoit de lancer la phase 1 du processus d’essai cet automne. En outre, Crucell développe un vaccin contre le virus Ebola et Marburg avec l’appui du NIH et Profectus. BioSciences a une aide du NIH pour un autre vaccin de virus d’Ebola.

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De plus, le NIH et l’Université Thomas Jefferson collaborent sur un vaccin contre le virus Ebola basé sur un vaccin contre la rage et NewLink (NewLink génétique)  développe un autre vaccin avec l’appui du DoD.

B.SOBKOWIAK

http://www.association-ami.eu/news/ebola-traitements-experimentaux/




Ebola: un traitement expérimental canadien suscite l’intérêt des Américains et des Traders…

10082014

10/08/2014 10:27

L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest a fait près de 1.000 morts sur plus de 1.700 cas présumés.

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest a fait près de 1.000 morts sur plus de 1.700 cas présumés.Crédits photo : ISAAC KASAMANI/AFP

L’action de la société canadienne de biotechnologies Tekmira Pharmaceuticals s’est envolée en Bourse alors que les autorités américaines autorisent partiellement l’utilisation de son traitement expérimental pour combattre l’épidémie.

Aucun médicament n’est aujourd’hui en mesure de lutter contre l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola. Mais les traders semblent croire qu’une société canadienne de biotechnologies dispose d’un remède.

Le titre de Tekmira Pharmaceuticals a en effet flambé de plus de 45% vendredi, dopée par la perspective de l’utilisation d’un de ses traitements expérimentaux pour combattre le virus mortel dans près de 90% des cas.

L’entreprise canadienne a annoncé que l’autorité sanitaire américaine (FDA) l’avait informée «verbalement» qu’elle levait partiellement la suspension des essais cliniques pour son traitement expérimental TKM-Ebola.

«Cette décision nous permet d’utiliser potentiellement TKM-Ebola chez des personnes infectées par le virus Ebola», pour lequel il n’existe actuellement aucun traitement antiviral ou vaccin, précisait Tekmira dans son communiqué.

Face à l’urgence de la situation, le gouvernement américain a en effet décidé d’accélérer le processus de validation du traitement et ouvert la voie à une utilisation pour combattre l’épidémie en Afrique.

Depuis le début de l’année, l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest a fait près de 1.000 morts sur plus de 1.700 cas présumés.

Or, pour l’heure, le remède de la société canadienne est l’unique traitement à avoir été testé avec succès sur des humains, même si seuls des patients en bonne santé ont participé au protocole expérimental.

Ainsi, le médicament de Tekmira est aujourd’hui considéré par la communauté scientifique comme étant le plus avancé de tous les traitements expérimentaux contre Ebola dans le processus réglementaire.

 

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BS




Ebola: un vaccin en dose unique efficace chez le primate Accelerated vaccination for Ebola hemorrhagic fever

5082014

Auteurs : Sylvain Baize et Vincent DeubelTitre : Fièvre hémorragique à virus Ebola: un vaccin en dose unique efficace chez le primate / Accelerated vaccination for Ebola hemorrhagic feverRevue : M/S : médecine sciences, Volume 19, numéro 12, décembre 2003, p. 1183-1184URI : http://id.erudit.org/iderudit/007389ar

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Photos(c)AMI/OIMC

 


 

1

Le virus Ebola est un virus enveloppé à ARN monosegmenté de polarité négative appartenant à la famille des Filoviridae. C

e virus extrêmement pathogène sévit principalement en Afrique équatoriale, où il induit une fièvre hémorragique mortelle dans 60 à 90% des cas, selon le sous-type viral considéré. Il n’existe à ce jour aucun traitement ni prophylaxie de cette maladie, qui représente un problème croissant de santé publique [1] ((→) m/s 1999, n°10, p.1168 et 2002, n°1, p.13).

2

Le virus Ebola se transmet à l’homme lorsque celui-ci entre en contact avec son réservoir naturel, encore inconnu, et plus fréquemment par l’intermédiaire de grands singes, gorilles et chimpanzés. En effet, les grands primates sont très sensibles à l’infection par le virus Ebola, qui circule fréquemment dans ces populations et entraîne la mort de milliers d’animaux [2].

La chasse des grands singes dans un but de consommation alimentaire est à l’origine du contact de l’homme avec le sang et les tissus de primates infectés. C’est l’origine de nombreuses épidémies de fièvre hémorragique à virus Ebola (FHVE) de sous-type Zaïre [3]. En l’absence de traitement et de prophylaxie, le seul moyen de contrôler les épidémies est l’isolement des patients et des sujets contacts, une tâche ardue compte tenu de l’enclavement des zones touchées et de la réintroduction fréquente du virus à partir de primates infectés.

3

De nombreux travaux ont été réalisés depuis une vingtaine d’années dans le but d’élaborer un vaccin efficace contre le virus Ebola. Ainsi, dès 1980, un vaccin à base de virus inactivé s’est avéré efficace chez le cobaye [4], mais pas chez le primate. D’autres vaccins utilisant des protéines recombinantes n’étaient pas non plus protecteurs….

 

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BS




La grave épidémie de virus Ebola qui frappe l’Afrique de l’Ouest « peut être stoppée »

3072014

La grave épidémie de virus Ebola qui frappe l’Afrique de l’Ouest « peut être stoppée », a estimé mercredi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) devant les ministres de onze pays d’Afrique de l’Ouest réunis en urgence à Accra pour faire face à cette crise sanitaire majeure.

Virus Ebola

L’épidémie, la plus grave qu’ait entraîné ce virus, a tué 467 personnes, sur 759 cas de fièvres hémorragiques recensés dans les trois pays touchés, la Sierra Leone, la Guinée et le Liberia, selon le dernier bilan de l’OMS publié mardi.

C’est 129 décès de plus que le précédent bilan datant d’une semaine, une augmentation de plus d’un tiers, signe que l’épidémie est repartie après une accalmie en avril.

« Ce genre d’épidémie, ce genre de virus peut être stoppé », a déclaré Keiji Fukuda, sous-directeur général en charge de la Sécurité sanitaire à l’OMS.

« Il ne s’agit pas d’une situation unique –nous y avons déjà été confrontés plusieurs fois– je pense donc que nous pouvons y faire face », a-t-il assuré. « Il s’agit néanmoins de l’épidémie d’Ebola la plus complexe, parce qu’elle se développe en même temps dans les milieux urbains et ruraux ».

Le sommet de crise réunissant les ministres de la Santé ouest-africains a commencé mercredi matin dans la capitale ghanéenne et doit se poursuivre jeudi.

L’OMS a déjà déployé 150 experts sur le terrain depuis la première apparition du virus en Guinée en janvier.

Mais devant la hausse continue du nombre de décès et de cas d’Ebola, l’organisation a tiré « la sonnette d’alarme », estimant que des « mesures drastiques sont nécessaires » pour endiguer cette épidémie mortelle et hautement contagieuse.

Le 23 juin, Médecins Sans Frontières (MSF) avait déjà averti que l’épidémie était désormais « hors de contrôle » et menaçait de se propager à d’autres zones.

- Un seul cas suffit -

La « deuxième vague » d’épidémie marquée par un bond du nombre de morts ces dernières semaines est due au « relâchement » de la mobilisation dans les trois pays d’Afrique de l’Ouest touchés par le virus, alors que la crise paraissait diminuer en avril, a expliqué le spécialiste de l’OMS, Pierre Formenty, interrogé la semaine dernière par l’AFP.

« Un seul cas peut faire repartir toute une épidémie », a-t-il estimé, justifiant les mesures drastiques nécessaires pour contenir la maladie.

Sur le terrain, l’AFP n’avait constaté la semaine dernière à Conakry, capitale du pays le plus touché, que de rares et dérisoires mesures préventives, comme des seaux d’eau de javel à l’entrée des restaurants populaires pour se désinfecter les mains.

Prennent part à la réunion d’Accra les ministres de la Santé ou des hauts responsables de Guinée, Liberia, Sierra Leone, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Gambie, Ghana, Guinée-Bissau, Mali, Sénégal et Ouganda et différents partenaires de l’OMS.

L’épidémie actuelle –un cocktail de fièvres hémorragiques dont Ebola, Lassa, Crimée-Congo– est partie de la Guinée, qui compte 303 morts (dont 193 attribués de manière certaine à Ebola). Le Liberia a dénombré 65 morts (33 attribués à Ebola) et la Sierra Leone 99 morts (65 attribués à Ebola).

Selon la vice-ministre libérienne de la Santé, Bernice Dahn, le manque de communication sur le virus favorise sa propagation, dans les villages où les croyances traditionnelles sont très ancrées.

« Les gens ne veulent même pas croire que le virus Ebola existe », a-t-elle déploré. Il faut mobiliser les chefs locaux, car les gens les croient plus que nous ».

Le président du Sierra Leone Ernest Koroma a pour sa part déclaré mercredi dans un message télévisé que quiconque « abrite une victime de l’Ebola sans en faire part aux autorité sanitaires » enfreint la loi et sera sanctionné.

Le virus Ebola, qui provoque en peu de jours des « fièvres hémorragiques », suivies de vomissements et de diarrhées, tire son nom d’une rivière du nord de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre), où il a été repéré pour la première fois en 1976.

Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90% chez l’homme suivant les souches. Il n’y a ni vaccin ni traitement, on ne peut que prendre en charge les symptômes, notamment en réhydratant les malades par perfusion.

Ce virus de la famille des filoviridae se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d’animaux infectés. Les rituels funéraires, où les parents et amis sont en contact direct avec le corps du défunt, jouent un rôle important dans la transmission.

 

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BS




Virus Ebola

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La maladie à virus Ebola: un taux de  mortalité très élevé lors des flambées.

http://www.dreamstime.com/royalty-free-stock-photo-ebola-virus-image1733385

Un logisticien de l'OMS explique à un agent  du ministère de la Santé guinéen les mesures de protection à prendre

OMS/T. Jasarevic

31 mars 2014 –  La maladie à virus Ebola se caractérise notamment par une apparition brutale de la fièvre, une faiblesse intense et  des céphalées.

Virus Ebola

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Au cours des flambées épidémiques, on enregistre un taux de létalité pouvant atteindre 90%. Les flambées surviennent principalement dans les villages isolés d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest.

Le virus se transmet à l’homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine. Il n’existe pas de vaccin ou de traitement spécifique.

 

BS







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