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L’Assemblée nationale (mais pas la France) reconnaît l’État palestinien

7122014
L'Assemblée nationale (mais pas la France) reconnaît l'État palestinien | Histoire de la Fin de la Croissance | Scoop.it

L’Assemblée nationale a adopté mardi 2 décembre la résolution socialiste sur la reconnaissance de l’Etat palestinien. Ce texte n’est pas contraignant pour le gouvernement mais a une portée hautement symbolique, à un moment où les Palestiniens tentent de faire avancer leur cause à l’ONU. 339 députés ont voté pour, 151 ont voté contre.

Le groupe UMP, partagé entre ne pas participer au vote et voter contre, a finalement décidé de voter contre la proposition de reconnaissance, un choix sur la ligne de Nicolas Sarkozy. « Le groupe a hésité longtemps entre ne pas participer au vote pour ne pas cautionner cette mascarade et voter contre », avait déclaré son président Christian Jacob devant les médias, évoquant une « manœuvre politicienne de la gauche et des socialistes ».

Le député UMP Laurent Wauquiez, qui a voté contre, a dénoncé un texte « sans impact ». « Je n’aime pas ces résolutions qui n’ont aucun impact, qui ne changent rien. Pour moi, c’est le président de la République qui définit la politique étrangère de la France », a-t-il déclaré sur i>Télé.

De leur côté, les députés du groupe Radical, républicain, démocrate et progressiste, à dominante PRG, se sont partagés pratiquement à égalité entre non-participation au scrutin et vote pour la proposition de reconnaissance.

Le Sénat se prononcera le 11 décembre

Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, avait lui annoncé qu’il ne voterait pas la résolution, préférant une position européenne commune à ce qu’il qualifie d’ »opération électoraliste ». « Pour moi, c’est la position traditionnelle de la France, les Palestiniens ont droit à un état mais cet État doit reconnaître la sécurité d’Israël », a-t-il dit.

Le Sénat se prononcera sur un texte similaire le 11 décembre.

L’initiative socialiste, si elle ne lie pas le gouvernement, s’inscrit cependant dans un mouvement global en Europe considérant la reconnaissance comme un moyen de faire pression pour relancer un processus de paix moribond et sauver la solution des deux Etats israélien et palestinien.




630.000 euros de prime de départ pour Van Rompuy

7122014
630.000 euros de prime de départ pour Van Rompuy | Histoire de la Fin de la Croissance | Scoop.it

Herman Van Rompuy, l’ancien président du Conseil européen, va recevoir une prime de départ estimée à 630.000 euros. Selon l’Europe, il aurait reçu cette somme, car il ne lui serait pas possible de trouver un emploi qui n’éveillerait pas des doutes concernant d’éventuels conflits d’intérêts.

Le journal britannique The Telegraph aurait découvert le montant de la pension d’Herman Van Rompuy. Selon le magazine Elsevier celle-ci serait royale. Les trois prochaines années, le Belge recevra 55% de son ancien salaire. Ce qui, dans le cas de Van Rompuy, représente 169.000 euros. À côté de cela, il percevra également une prime de départ unique de 26.500 euros et une pension à vie de presque 65.000 euros par an. L’Union Européenne défend ce montant en expliquant que Van Rompuy ne pourra plus travailler, car il doit éviter tous conflits d’intérêts. Un argument pas vraiment percutant selon le Elsevier puisque Van Rompuy est de toute façon pensionné. C’est d’ailleurs pour cela qu’il reçoit aussi une pension annuelle de 65.000 euros.

 

Haïku

 

Toujours selon The Telegraph, Van Rompuy souhaite se retirer de la vie publique pour se consacrer à ses passe-temps favoris comme l’écriture de Haiku. Il donnera également quelques conférences à College of Europe, une formation pour fonctionnaires européens à Bruges.




Le conflit en Ukraine a déraciné plus d’un demi-million de personnes, selon le HCR

7122014
Le conflit en Ukraine a déraciné plus d'un demi-million de personnes, selon le HCR 09-02-2014Ukraine_RefugeUne famille ukrainienne ayant fui les violences dans l’Est de l’Ukraine arrive à Kiev par le train. Photo HCR/I. Zimova

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a déclaré vendredi que les combats dans l’est de l’Ukraine ont déjà forcé cette année plus d’un demi-million de personnes à fuir leurs maisons et à trouver refuge ailleurs dans le pays, tandis que des centaines de milliers d’autres ont fui vers la Russie et des pays voisins.

Selon des statistiques des Services ukrainiens d’aide d’urgence, près de 514.000 personnes étaient déplacées par le conflit au début du mois de décembre. Des Ukrainiens ont également demandé la protection internationale dans d’autres pays, avec près de 233.000 demandes d’asile en Fédération de Russie, selon le Service fédéral russe de la migration.

« Les demandes d’asile déposées par des citoyens ukrainiens ont également augmenté dans l’Union européenne (UE) cette année », a indiqué un porte-parole du HCR, William Spindler, lors d’une conférence de presse à Genève. A la fin du mois d’octobre, 8.936 Ukrainiens avaient demandé une protection internationale dans l’UE, soit un décuplement des 885 demandes d’asile pour l’ensemble de l’année 2013.

« Le nombre d’Ukrainiens ayant fui à l’étranger pourrait être considérablement plus élevé que le nombre de demandeurs d’asile. Cependant, de nombreux Ukrainiens préfèrent déposer une demande pour d’autres formes de séjour légal comme des permis temporaires ou permanents dans d’autres pays », a expliqué le porte-parole.

En Ukraine, la plupart des personnes déplacées internes ont trouvé abri dans des régions à proximité du conflit, y compris à l’est du pays dans la ville de Kharkiv (118.000), dans des territoires contrôlés par le gouvernement à Donetsk et Louhansk ainsi que dans les régions de Zaporizhzhia et de Dnipropetrovsk. La plupart des personnes déplacées sont des femmes, des enfants, des personnes âgées et des personnes handicapées.

Le HCR a par ailleurs indiqué que le gouvernement ukrainien avait adopté le mois dernier une résolution prévoyant le transfert des institutions d’Etat et du paiement des prestations sociales depuis des régions qui ne sont actuellement pas sous contrôle du gouvernement vers des zones contrôlées par l’Etat ukrainien.

« Le HCR craint que cette disposition ait des effets négatifs imprévus comme l’augmentation des déplacements internes, car les habitants sont obligés de se déplacer depuis des zones non contrôlées par le gouvernement ukrainien afin de percevoir leurs pensions et les allocations d’aide sociale, tout en causant de graves difficultés pour les personnes qui ne peuvent ou ne veulent quitter leurs maisons », a déclaré M. Spindler.

« Bien que le HCR n’ait pas d’informations de première main sur les conditions de vie prévalant dans les zones non contrôlées par le gouvernement, il existe de fortes indications selon lesquelles la population civile dans ces régions est confrontée à des difficultés considérables. Nous sommes vivement préoccupés par la crise humanitaire qui s’aggrave dans ces régions », a-t-il ajouté.

Avec le début de l’hiver, le HCR continue de travailler à améliorer les conditions de vie des personnes déplacées parmi les plus vulnérables. Dans le cadre de projets pilotes dans les régions de Kiev, Lviv et de Vinnitsa, le HCR étend ses programmes d’allocations ponctuelles en espèces pour les familles déplacées vulnérables dans 11 autres régions.

Environ 30.000 à 40.000 personnes déplacées sont actuellement hébergées dans des centres collectifs, y compris certains parmi les individus et les familles les plus vulnérables. La réhabilitation des centres collectifs dans les régions de Kharkiv, Lougansk, Donetsk, Dnipropetrovsk et Zaporizhzhia est en cours.

Les besoins sont très importants près des zones de conflit. Le HCR et ses partenaires s’apprêtent à réparer et à équiper pour l’hiver 12 autres centres collectifs dans les régions de Donetsk et Kharkiv au nord du pays. Cela porte à 47 le nombre total de locaux qui en sont actuellement à différentes étapes de rénovation. Parallèlement, la distribution de bâches en plastique a commencé à Luhansk et à Donetsk dans le sud pour venir en aide à près de 5500 personnes dans les réparations d’urgence pour les logements.

En Russie, le HCR a entrepris des missions de surveillance à la fin octobre à Vladivostok et Khabarovsk dans l’Extrême-Orient russe, et à Irkoutsk, en Sibérie orientale, pour contrôler les conditions d’accueil et d’autres alternatives pour l’intégration des Ukrainiens arrivés dans ces régions.

La majorité des réfugiés et des personnes ayant un statut temporaire d’asile arrivent via le système de transfert centralisé. Ils vivent la plupart du temps dans des centres d’hébergement temporaires qui ont été mis en place dans les dortoirs de collèges et d’universités, des camps de vacances pour les enfants et des sanatoriums.

« Les centres d’hébergement temporaires que les équipes du HCR ont visités sont bien équipés pour les conditions hivernales. Ils sont également dotés d’installations médicales et d’équipements pour l’éducation. Par ailleurs, le HCR a reçu des informations selon lesquelles les conditions d’accueil d’autres réfugiés sont moins satisfaisantes. Des réfugiés ukrainiens font également état de restrictions dans leurs déplacements vers d’autres villes. Le HCR plaide pour l’intégration des réfugiés ou une assistance au retour sur une base volontaire à chaque fois qu’ils veulent rentrer », a affirmé le porte-parole.







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